Le processus de fabrication

Les profils de toutes nos cloches sont tracés à l’unité sur des planches à trousser en frêne. Chaque moule est réalisé à la main de façon traditionnelle avec une méthode qui n’a que très peu changé depuis le Moyen-Âge.

Cette méthode consiste à fabriquer une moule à usage unique constitué de trois parties distinctes mais imbriquées les unes sur les autres :

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La première partie, appelée « noyau », est montée en briques liées par un torchis réfractaire. Cette élément du moule donnera le forme de l’intérieur de la cloche.

  • Noyau cloche bollee fonderie
  • fausse-cloche-moule-fonderie-bollee
  • fausse cloche fonderie bollee

La seconde partie, appelée « fausse cloche », est réalisée uniquement en argile, enduite de suif sur laquelle sont posés des décors traditionnels ou contemporains réalisés en cire d’abeille.

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Enfin la troisième partie appelée « chape », est réalisée en torchis réfractaire, armé de chanvre, et vient recouvrir la fausse cloche. C’est cette partie qui donnera la forme de l’extérieur de la cloche avec ses décors et inscriptions en relief.

  • chape cloche

Les anses qui couronnent la cloche sont ouvragées selon des décors traditionnel ou contemporain au choix du client.  Leur moule est confectionné également avec la méthode de la cire perdu dans une carapace en argile.

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Le métal qui est fondu pour constituer la cloche est un alliage de bronze composé de 78% de cuivre et de 22 % d’étain avec une tolérance maximale d’1% d’impureté. Ce métal appelé aussi « airain » est chauffé à une température entre 1100° et 1200 ° avant d’être coulé dans les moule enterré dans une fosse prévue à cet effet.

La coulée a lieu traditionnellement le vendredi après-midi à 15h00 et les cloches peuvent être démoulées dès le lundi de la semaine suivante, selon leurs dimensions.

Après le nettoyage et l’ébarbage de la cloche, un contrôle sonore est réalisé au diapason gradué étalonné sur le La 435 Hz, mesure ancienne toujours en vigueur dans le domaine de la campanologie.
Pour les très petites cloches ou les cloches de carillon, nous avons recours à l’utilisation d’un diapason électronique maisdans la mesure du possible, nous avons recours au diapason gradué « manuel » dont la précision remarquable est de l’ordre de 1 seizième de demi-ton !
Un accordage d’appoint est réalisé si nécessaire, nos cloches étant calculées pour donner la note la plus juste possible dès leur démoulage.

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L’aspect fini de la surface de la cloche peut être enfin, en fonction de la demande, brossé, poli ou patiné. Le brossage laissera apparentes sur la robe de la cloche les petites stries formées par la rotation de la planche à trousser ce qui est une des garanties de la méthode artisanale et traditionnelle de fabrication.

Afin de répondre à la plus grande diversité musicale et sonore des installations campanaires, nous fabriquons des cloches de tous les caractères musicaux possibles pour nous adapter à un édifice particulier, à une sonnerie existante ou à une esthétique sonore particulière.

Mise en place des cloches

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Les profils de cloches

  • Profils traditionnels « Bollée » de 14 à 15 bords

  • Profil Causard (avec le partiel « hum » rabaissé)

  • Profil Causard très lourd

  • Profil Schilling lourd

  • Profil baroque Edel (avec le partiel « hum » surélevé)

  • Profil en Tierce majeure

  • Copie de profil d’une cloche ancienne existante….